Reconstruire le monde « Un père essayait de lire le journal, mais son jeune fils ne cessait de le le perturber. Lassé de cette situation, il arracha une feuille, qui
représentait une mappe monde, la déchira en plusieurs morceaux et la donna à son fils. — Tiens, voici quelque chose à faire. Je te donne une carte du monde, montre-moi si tu parviens à la
reconstituer exactement comme elle était.
Et il se remit à lire son journal, sachant que cela tiendrait l’enfant occupé pour le reste de la journée. Mais quinze minutes plus tard, le garçon revint avec la carte. — Ta mère t’a donc
enseigné la géographie ? demanda le père, abasourdi. — Je ne sais pas ce que c’est, répondit l’enfant. Il se trouve que, de l’autre côté de la feuille, il y avait le portrait d’un homme. Et, une
fois que j’ai réussi à reconstituer l’homme, j’ai aussi reconstruit le monde »
Paolo Cœlho
Cette citation montre, au delà de l’histoire, que si on part de l’homme, on arrive au territoire.
Paolo Coelho Ecrivain a écrit plusieurs livres,
Le conseil du moment, lire guerrier de lumière
On n'enseigne pas ce que l'on fait, on n'enseigne ce que l'on sait,
ON ENSEIGNE CE QUE L'ON EST
J. Jaures
"Un voyageur très
fatigué s'assit à l'ombre d'un arbre sans se douter qu'il venait de trouver un arbre magique, "l'Arbre à Réaliser des Souhaits".
Assis sur la terre dure, il pensa qu'il serait bien agréable de se retrouver dans un lit mœlleux. Aussitôt, ce lit apparut à côté de
lui.
Étonné, l'homme s'y installa en disant que le comble du bonheur serait atteint si une jeune fille venait masser ses jambes percluses. La jeune fille
apparut et le massa très agréablement.
« J'ai faim, se dit l'homme, et manger en ce moment serait à coup sûr un délice. » Une table surgit, chargée de nourritures succulentes.
L'homme se régala. Il mangea et il but. La tête lui tournait un peu. Ses paupières, sous l'action du vin et de la fatigue, s'abaissaient. Il se laissa
aller de tout son long sur le lit, en pensant encore aux merveilleux évènements de cette journée extraordinaire.
« Je vais dormir une heure ou deux, se dit-il. Le pire serait qu'un tigre passe par ici pendant que je dors. » Un tigre surgit aussitôt et le dévora.
Vous avez en vous un Arbre à souhaits qui attend vos ordres. Choisissez vos souhaits !
Nos remerciements à l’auteur
Le Petit Prince et l'aiguilleur.
- Bonjour, dit le petit prince.
- Bonjour, dit l'aiguilleur.
- Que fais-tu ici ? dit le petit prince.
- Je trie les voyageurs, par paquets de mille, dit l'aiguilleur. J'expédie les trains qui les emportent, tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche.
Et un rapide illuminé, grondant comme le tonnerre, fit trembler la cabine d'aiguillage.
- Ils sont bien pressés, dit le petit prince. Que cherchent-ils ?
- L'homme de la locomotive l'ignore lui-même, dit l'aiguilleur.
Et gronda, en sens inverse, un second rapide illuminé.
- Ils reviennent déjà ? Demanda le petit prince...
- Ce ne sont pas les mêmes, dit l'aiguilleur. C'est un échange.
- Ils n'étaient pas contents là où ils étaient ?
- On n'est jamais content là où l'on est, dit l'aiguilleur.
Et gronda le tonnerre d'un troisième rapide illuminé.
- Ils poursuivent les premiers voyageurs ? Demanda le petit prince.
- Ils ne poursuivent rien du tout, dit l'aiguilleur. Ils dorment là-dedans, ou bien ils bâillent. Les enfants seuls écrasent leur nez contre les vitres.
- Les enfants seuls savent ce qu'ils cherchent, fit le petit prince. Ils perdent du temps pour une poupée de chiffons, et elle devient très importante, et si on la leur enlève, ils
pleurent...
- Ils ont de la chance, dit l'aiguilleur.
Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, 1943
photo Mahé 2008
"N'oublie jamais l'ARBRE que tu es
Ne perds jamais contact avec ses racines
et laisse monter sa sève et sa verticalité".
B. BESRET
Un jour, un vieux professeur
de l'Ecole Nationale d'Administration (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps, à un groupe constitué d'une quinzaine de dirigeants de grosses
compagnies nord-américaines.
Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation et le vieux professeur n'avait donc qu'une heure pour "passer son message".
Debout devant ce groupe d'élite, le vieux prof les regarda, un par un, lentement, puis il leur dit : "Nous allons réaliser une expérience".
Il sortit de dessous le bureau un immense pot en verre qu'il posa délicatement en face de lui. Puis, il sortit encore une douzaine de cailloux gros comme des balles de tennis et les plaça
délicatement, un par un, dans le grand pot.
Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers les élèves et leur demanda :
"Est-ce-que ce pot est plein ?"
Tous répondirent : "OUI".
Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment ?"
Alors, il se pencha à nouveau et sortit de dessous le bureau un récipient rempli de petits graviers. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les
morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux… jusqu'au fond du pot.
Le vieux prof leva a nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :
"Est-ce-que ce pot est plein ?"
Cette fois, ces brillants élèves commençaient à comprendre son manège.
L'un deux répondit : "Probablement pas !"
"Bien !" répondit le vieux prof.
Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un petit récipient rempli de sable fin. Il versa le sable dans le pot.
Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.
Encore une fois, il demanda : "Est-ce-que ce pot est plein ?"
Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent : "NON"
"Bien !" répondit le vieux prof.
Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord.
Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : "Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?"
Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : "cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on
peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire."
"Non" répondit le vieux prof. "Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante :
Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous ensuite. " Il y eu un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces
propos.
Le vieux prof leur dit alors : "quels sont les gros cailloux dans votre vie ?
Est-ce votre santé ?, votre famille ?, vos amis ?, réaliser vos rêves ?, faire ce que vous aimez ?, apprendre ?, défendre une cause ?, vous relaxer ?, prendre du temps pour vous ?, ou… tout autre
chose ?
Ce qu'il faut retenir c'est l'importance de mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir… sa vie.
Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable) on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.
Alors n'oubliez pas de vous poser à vous mêmes la question :
"Quels sont les gros cailloux dans ma vie ?"… ensuite, mettez les en premier dans votre pot (vie)"
D'un geste
amical de la main, le vieux prof salua son auditoire et lentement quitta la salle.
Remerciement à l'auteur
Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l'entraide et la solidarité visant à un but commun : l'épanouissement de chacun dans le respect des différences.
Françoise Dolto

Il fût un temps où la nature fortifiait l'homme, l'instruisait, guérissait ses blessures et lui procurait la force de vivre. Il était empli de compassion et d'amour
maternel pour la terre. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature se dessèche et devient dur. Ce temps n'a pas disparu. Il est en toi, indestructible. Il suffit de modifier ton
regard sur les choses, de faire taire le vacarme du monde et de retrouver la parole du coeur.
Sagesse amérindienne
Ce que l'on fait pour nous disparaît avec nous.
Ce que l'on fait pour les autres et pour le monde restera immortel.
Albert Pine